Coup de sifflet

François BOUDIKIAN, un arbitre DROME-ARDECHOIS en Ligue 1 !

ARBITRE DEPUIS VINGT-ET-UN ANS, FRANCOIS BOUDIKIAN A RECU DEBUT JUIN SON CADEAU D’ANNIVERSAIRE AVANT L’HEURE. DEUX JOURS AVANT SES TRENTE-SIX ANS, IL A ETE NOMME ARBITRE ASSISTANT FEDERAL 1 (AAF1) POUR OFFICIER EN LIGUE 1 DES LA SAISON PROCHAINE. RENCONTRE.

François, vous rentrez dans le cercle très fermé de l’élite de l’arbitrage français. Un aboutissement ?
« C’est surtout un travail de longue haleine débuté depuis de longues années… C’est l’objectif de tout arbitre quand on démarre ce type de projet. J’ai toujours eu l’habitude de m’investir à fond. Le parcours a été assez long mais ça ne fait que commencer… »

Justement, comment êtes-vous arrivé à choisir la voie de l’arbitrage ?
« C’est le fruit du hasard. J’étais joueur de foot. Un jour, je suis allé voir mon frère jouer, et mon père, qui était l’entraîneur, n’avait pas d’arbitre. Il m’a proposé de le faire, j’ai de suite accroché. Mais j’avais 14 ans et pas encore l’âge légal pour passer mon examen. J’ai dû attendre six mois pour le passer. »

Quel a été votre parcours pour en arriver là ?
« Cela fait vingt et un ans que j’arbitre. J’ai commencé au sein du district Drôme-Ardèche et j’ai notamment été formé par Roland Viallet, qui est toujours là. Au fur et à mesure, j’ai gravi les échelons. J’ai été nommé Jeune arbitre de Ligue en 1999, avant de me spécialiser à la touche. J’ai reçu le titre d’arbitre assistant de Ligue en 2007 puis je suis devenu arbitre de la Fédération en 2012. Je viens d’officier deux ans en National, puis les deux dernières saisons en Ligue 2. C’est maintenant une suite logique, qui a demandé beaucoup de travail. »

Est-ce plus difficile d’arbitrer au jour d’aujourd’hui ?
« Pas forcément. En tant qu’arbitre, on doit s’adapter au jeu et au foot actuel. Nous ne sommes pas au centre du football. Nous devons composer avec le cadre et le contexte qui nous est présenté. Après, c’est davantage un travail sur le plan mental à réaliser. »

Quelles sont les différences rencontrées par la fonction d’arbitre entre le milieu amateur et professionnel ?
« Dans les deux cas, le plaisir est toujours le même sur le terrain. En revanche, plus on gravit les échelons, plus on se professionnalise. Cela demande d’accroître nos compétences, autant sur les plans athlétique, technique qu’humain. Cela demande un vrai investissement. »

Il faut donc tout concilier…
« Plus on monte, plus on doit s’investir. Il faut donc gérer et trouver un équilibre entre la vie de famille, l’arbitrage et la vie professionnelle puisque je travaille à côté dans l’entreprise familiale, Microconcept Informatique à Villeneuve de Berg… »

Une ville à qui tout réussi cette saison alors ?
« Effectivement, je suis rattaché au club de l’AS Berg Helvie et j’ai la chance de voir ce club gravir les échelons également avec sa montée en Excellence. Je suis très content pour tout le club… »

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